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Actualité des entreprises

Un hôpital français améliore la chirurgie du cancer du rein

Publication: 18 juillet

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Les modèles multi-couleurs et transparents d’un grand réalisme utilisé par les chirurgiens avant l’opération aident ces derniers à opérer avec grande précision et à préserver le rein, tout en améliorant l’expérience chirurgicale pour les patients...
 

L’Hôpital universitaire de Bordeaux (CHU) se place à l’avant-garde de l’amélioration des taux de réussite de la chirurgie des tumeurs rénales complexes, grâce à une technologie unique d’impression 3D multi-matériaux et multi-couleurs. Le CHU est aujourd’hui l’un des seuls hôpitaux au monde à utiliser une Stratasys J750, la seule imprimante 3D multi-matériaux et multi-couleurs au monde, pour les cas complexes d’opération de tumeurs rénales.

L’équipe de chirurgiens du Service d’urologie et de transplantation rénale du CHU impriment en 3D des modèles, mêlant couleurs et transparences d’un grand réalisme, correspondant à l’anatomie spécifique du patient, qui leur permettent d’opérer avec grande précision et à préserver le rein, tout en améliorant les résultats pour les patients.

Jean-Christophe Bernhard, professeur d’urologie au CHU de Bordeaux, explique que la vision améliorée qu’offre le modèle imprimé en 3D permet d’identifier et d’éviter les dommages aux artères et vaisseaux voisins qui sont très délicats, et qui, dans le cas de tumeurs complexes ou en grand volume, peuvent entraîner l’ablation complète du rein d’un patient.

Le fait d’épargner le rein du patient est vital, car cela réduit les possibilités de souffrir de troubles rénaux chroniques.

« Le fait de disposer d’un modèle imprimé en 3D représentant la tumeur du patient, les artères et les vaisseaux principaux, chacun d’une couleur différente, donne une image précise de ce que nous allons voir au cours de l’opération », déclare le professeur Bernhard. « La possibilité de visualiser l’emplacement précis d’une tumeur parmi les autres éléments, et en trois dimensions, facilite grandement notre planification chirurgicale par rapport à un scan en 2D ».

Les modèles imprimés en 3D sont également utilisés pour améliorer le processus d’explication aux patients, tout comme la formation des chirurgiens.

Un accueil favorable par les patients

L’une de ces patientes est Carole Ridel, qui a été opérée récemment au CHU. « On m’a présenté un modèle imprimé en 3D de mon rein avant mon opération, et j’ai tout de suite été rassurée. Beaucoup plus que dans toutes les chirurgies que j’avais subies jusqu’ici », a-t-elle expliqué. « La vue d’une représentation aussi réaliste m’a permis de comprendre le processus bien mieux qu’un scan IRM. J’ai pu voir que les tumeurs étaient situées sur la paroi externe du rein, et non pas à l’intérieur de l’organe, ce qui m’a fait réaliser que la situation n’était pas aussi délicate que ce que je pensais. »

Un projet collaboratif pour améliorer la communication avec les patients

Grâce à son imprimante 3D J750, le CHU a aussi récemment créé un projet de recherche collaborative intitulé Rein 3D Print, qui vise à déterminer si le fait d’améliorer la compréhension de la procédure chirurgicale par les patients permet d’améliorer également la prise en charge ambulatoire (chirurgie le jour même, ne requérant aucune nuit d’hospitalisation). Selon le professeur Bernhard, les modèles imprimés en 3D ont contribué au succès de ce protocole pilote et ont réduit les temps d’hospitalisation des patients pendant la planification préopératoire.

« La description de l’opération d’une tumeur rénale à l’aide d’un scan ou d’un schéma en 2D laisse généralement la plupart des patients quelque peu perplexes », explique le professeur Bernhard. « Leur présenter un modèle en 3D qui montre clairement la tumeur les met à l’aise et leur permet de comprendre exactement ce que nous allons faire. Un questionnaire initial distribué à des patients montre en effet que la vision de modèles imprimés en 3D augmente leur compréhension de l’opération de près de 50 % : il s’agit d’une avancée considérable en termes de soins généraux aux patients. »

Le déploiement de la J750 a été rendu possible grâce au financement de trois partenaires : l’Union européenne, le Conseil régional de la Nouvelle Aquitaine et la Fondation de l’Université de Bordeaux, dont le CHU fait partie.

http://www.stratasys.com/

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