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Actualité des entreprises

A la découverte de MU-TEST

Publication: 21 novembre

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Une offre technologique dédiée à l’immense marché de l’industrie des semi-conducteurs...
 

L’Auvergne, comme d’autres territoires, regorge d’entreprises novatrices, audacieuses, initiatrices de nouvelles dynamiques, voire, de savoir-faire uniques au monde. Depuis 1999, Busi, précurseur des incubateurs d’entreprises innovantes liées à la recherche publique, a accompagné plus de 300 créateurs chercheurs, docteurs, ingénieurs, techniciens ou étudiants –, qui ont donné naissance à une centaine de start-up focalisées sur des enjeux d’avenir.

Chaque semaine, plongez dans l’univers d’une start-up innovante, que ce soit dans le domaine de la santé, des biotechnologies, du numérique ou de la robotique...

Aujourd’hui, rencontre avec le fondateur de MU-TEST, Mathieu Duprez, qui a mis au point une offre technologique dédiée à l’immense marché de l’industrie des semi-conducteurs.

MU-TEST

Mathieu Duprez : ‘‘On peut être petit et influencer tout un marché’’

Mathieu Duprez crée MU-TEST en 2010, après 20 ans de carrière comme ingénieur en France et aux USA, autour d’une offre technologique dédiée à l’immense marché de l’industrie des semi-conducteurs (des entreprises comme INTEL, par exemple). La plateforme qu’il invente permet de tester les produits en sortie de chaîne de production, avec une fiabilité accrue, une consommation énergétique divisée par 5 et un encombrement réduit, un « plug and play easy to use » qui change la donne dans le coût global du test (entre 30 et 50%) « Le challenge des fabricants de composants électroniques est de produire des puces de plus en plus performantes à des coûts de plus en plus bas pour rester compétitifs. Le test est un paramètre incontournable et une composante significative du coût de fabrication » 50% du marché est détenu par les japonais, 50% par les américains. En mars 2020, MU-TEST est racheté par le groupe Singapourien AEM et vise désormais 10% du marché mondial.

« J’ai commencé à 42 ans, à l’inverse des habitudes entrepreneuriales d’aujourd’hui : avec moins d’ambitions affichées, notamment sur la taille de l’entreprise. J’imaginais au départ une petite boite de 4 personnes, et peu d’investissements. J’ai recalibré en cours de route. Ma seule conviction à l’époque était liée à mon savoir-faire : j’étais sûr de réussir à développer techniquement mon produit, mais pour le reste, beaucoup d’angoisses ; ne pas savoir convaincre banquiers et partenaires, ne pas savoir commercialiser. Pendant 10 ans, le stress permanent de réussir à payer les salaires ; cette dernière angoisse ne m’a quitté que récemment, avec le rachat de mon entreprise par AEM à Singapour, un groupe à taille humaine qui me permet d’accéder au niveau supérieur. J’ai vécu les premières années en visant le marché de l’ingénierie, en vendant des systèmes aux bureaux d’études. Mais le marché industriel direct est 100 fois plus important. Pour toucher celui-ci, il fallait réviser les ambitions à la hausse, et aller chercher plus de fonds. J’ai eu l’opportunité de m’adosser à un grand groupe international : nous avons signé le 16 mars 2020, juste au début de la crise sanitaire en France. AEM est un accélérateur, j’ai un accès direct aux décideurs dans les grands groupes industriels. Nous visons 10% du marché mondial à horizon de 8 ans. Vendre m’a aussi permis de désengager les premiers investisseurs, dont une partie de love money, je suis soulagé de ce côté-là. »

Un conseil pour les jeunes entrepreneurs ? « Trouver le bon vendeur ! J’ai démarré tout seul, dans mon garage, avec toutes les casquettes, je me suis fait violence ; si un ingénieur sait échanger techniquement avec ses pairs tout autour du monde, il n’est pas forcément à l’aise avec les investisseurs. Ni avec les clients. J’ai très bien su recruter des techniciens, j’ai longtemps échoué à trouver les bons vendeurs ; je comprenais le brio de l’ingénieur, pas celui du vendeur. Un vendeur moyen sera toujours trop payé, un très bon vendeur devient vite le nerf de la guerre, voilà mon meilleur conseil aux jeunes entrepreneurs. Autre conseil, le time-to-market, trop souvent sous-estimé. On met toujours plus de temps à développer, il faut avoir les financements suffisants. J’ai été plusieurs fois tout près du dépôt de bilan. Mais je ne regrette rien, c’était humainement passionnant et valorisant. BPI m’a obtenu au début un premier financement pour une étude de marché, puis l’apport de BUSI a été fondamental au niveau de la structuration du projet et de la clarification du message vis à vis des partenaires et des investisseurs ; ils m’ont appris notamment à me mettre à la place de mes interlocuteurs. C’est grâce à BUSI que MU-TEST a été double lauréat du concours de création d’entreprise i-Lab.

‘‘Le time-to-market est trop souvent sous-estimé. On met toujours plus de temps à développer’’

L’avenir ?

‘‘Nous pouvons devenir un acteur-clé du marché. Nous ne sommes pas dans l’innovation de rupture, mais nous sommes tout de même un game-changer dans l’amélioration des processus industriels. Notre méthode est différente : nous divisons par 3 ou 4 la puissance des systèmes, avec une intégration 2 à 3 fois plus forte. Malgré notre petite taille cependant, notre technologie a imposé au marché de s’aligner. A qualité équivalente, si le prix du test a baissé globalement ces dernières années, c’est par notre influence positive, et ce n’est pas rien ! ’’

http://www.mu-test.com/

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