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Actualité des entreprises

PROTO LABS : Ingénierie automobile : le changement est en route

Publication: 16 juin

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La pénurie mondiale d’ingénieurs qualifiés et la hausse de la demande de voitures customisées placent les constructeurs automobiles devant des défis plus difficiles que jamais...
 

Heureusement, les nouvelles technologies peuvent pallier cette carence et réduire les délais de mise sur le marché. Explications de Stephen Dyson, responsable Industrie 4.0 chez Proto Labs..

Les constructeurs automobiles vivent des temps difficiles : ils subissent une pression de plus en plus forte pour fournir des concepts plus personnalisés. Pour rester compétitifs, ils doivent assouplir leur environnement de production, réduire leurs temps et coûts de conception, et diminuer leurs délais de mise sur le marché.

Il s’agit d’un défi de taille pour ces industriels, d’autant plus qu’il s’inscrit dans un contexte de pénurie mondiale de main-d’œuvre qualifiée. La principale difficulté tient au manque d’ingénieurs compétents pour faire fonctionner les nouveaux équipements et machines automatisés et s’adapter aux évolutions des technologies émergentes.

Alors que certaines tâches peuvent être exécutées par des robots, très peu d’ateliers sont entièrement dominés par la robotique. De plus, il faut du personnel compétent pour superviser les opérations et donner des instructions aux machines ou à la robotique. Même l’Internet des objets (IdO) et l’interface machine/machine ne peuvent remplacer le savoir-faire d’un ingénieur qualifié.

Dénoncer la pénurie

Commençons par évaluer la gravité de la situation. Au Royaume-Uni, une enquête de l’association EngineeringUK a révélé qu’il faudra 1,8 million d’ingénieurs et d’ouvriers qualifiés de plus en 2025. (source). Qui plus est, trop peu d’ingénieurs sortent actuellement des écoles, la carence s’élevant à 20 000 jeunes diplômés chaque année. (source)

Aux États-Unis, près de 3,5 millions d’emplois doivent être pourvus dans le secteur de la fabrication d’ici 2025 (bien que l’on estime que 2 millions de ces postes ne trouveront pas preneur). (source)

Tout le monde s’accorde à dire que l’on manque de compétences spécifiques pour répondre aux besoins de l’univers technologique actuel. Le secteur automobile n’est pas le seul à être impacté : certains fabricants ont beaucoup de mal à trouver du personnel qualifié capable d’exploiter les technologies de fabrication de pointe qui sont à la base de l’IdO, de la robotique, de l’impression 3D et de la réalité virtuelle/augmentée.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Les raisons sont multiples. Ainsi, les ingénieurs qualifiés quittent souvent leur domaine de spécialité pour faire carrière dans des secteurs qui leur semblent plus lucratifs, comme la finance. Quant à ceux qui restent fidèles à leur champ d’expertise, ils peuvent choisir de travailler en dehors de l’industrie automobile.

Mais pour Vicki Holt, présidente-directrice générale de Proto Labs, il y a aussi un problème d’image :

« L’usine intelligente remplace peu à peu les sites de production primitifs. Les employés passent plus de temps sur les ordinateurs et moins sur les machines. Et les progrès accomplis autour des nouveaux procédés, comme l’impression 3D, repoussent continuellement les limites de la fabrication conventionnelle. »

« Malheureusement, la perception du public ne rejoint pas cette nouvelle réalité. Beaucoup voient les carrières industrielles comme au temps de leurs grands-parents : des emplois tout juste correctement payés qui sont synonymes de longues chaînes d’assemblage, de travail manuel et de machines bruyantes. »

Vicki Holt cite un sondage Opinion Research Corporation de 2016, commandé par Proto Labs, qui montrait que 71 % des personnes n’envisagent pas le secteur de la fabrication comme un choix de carrière high-tech.

Et d’ajouter : « En tordant le cou à ces clichés d’un autre âge et en aidant les jeunes à comprendre ce qu’est réellement la fabrication moderne, nous pouvons commencer à contrer la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et donner envie à une nouvelle génération de travailleurs d’embrasser une carrière high-tech hautement rémunératrice dans notre secteur. »

Pallier la pénurie

Les fabricants constructeurs automobiles ou autres ont pris conscience de la nécessité de créer un vivier d’ingénieurs intelligents, experts dans la résolution de problèmes. Les entreprises ont besoin d’employés qui puissent s’adapter à une technologie très évolutive et progresser avec elle. Par ailleurs, de plus en plus de fabricants misent sur le recrutement et la formation de talents capables de s’engager dans leurs investissements technologiques et de les développer.

Si ces personnes ne sont pas disponibles, les entreprises ne peuvent pas les recruter. Cela va de soi. Et c’est là que les logiciels d’automatisation révèlent tout leur potentiel. Par exemple, les dernières technologies d’impression 3D, d’usinage CN et de moulage par injection peuvent contribuer à combler la pénurie de main-d’œuvre en apportant aux ingénieurs et les concepteurs de l’entreprise une ressource supplémentaire, notamment avec les analyses de faisabilité. Ces technologies servent aussi les projets des équipes R&D en leur permettant d’avoir recours à des procédés de fabrication numérique pour réduire les délais de mise sur le marché de leurs projets.

Les solutions technologiques proposées par des entreprises comme Proto Labs avec un logiciel d’automatisation qui inclut une analyse de faisabilité peuvent soulager les ingénieurs, qui devaient jusqu’alors guider le procédé de production du début à la fin. Les technologies de fabrication numérique offrent une rapidité qui permet de satisfaire, voire de surpasser, les attentes des clients, avec des pièces produites à la demande en seulement quelques jours (et en 24 heures pour les pièces moins complexes). Par ailleurs, une fois le prototype approuvé, la fabrication numérique permet encore de gagner du temps lors des essais et de la production.

La fabrication numérique et les progrès technologiques qui l’accompagnent aident les ingénieurs automobiles à mettre des produits sur le marché avec une rapidité inégalée. Cela permet aussi de réduire la pression subie par les constructeurs automobiles compétitifs et contribue à combler le manque de ressources internes lorsque les ingénieurs compétents sont surchargés.

http://www.protolabs.co.uk/

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