
En route vers l’usine intelligente : les industries françaises bientôt automatisée à 100 % ? De toute évidence, sans robotique de pointe, 62% des PME françaises estiment qu’elles ne seront plus compétitives d’ici 5 à 10 ans.
D’ailleurs d’ici seulement cinq ans, le processus de fabrication sera entièrement automatisé pour plus de la moitié (56 %), selon une étude réalisée par reichelt elektronik, menée par l’institut indépendant OnePoll auprès de 250 décideurs dans le secteur des technologies et de l’industrie manufacturière au sein de PME françaises. Autant (56 %) s’accordent également à dire que la robotique est la clé pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, aujourd’hui et à l’avenir.
Robotique : où en sont les PME industrielles françaises ?
Aujourd’hui, 82 % des PME françaises utilisent des robots. Pour le moment, ces derniers effectuent jusqu’à 40 % des tâches dans la plupart des entreprises (64 %). Seules 6 % d’entre elles confient aux robots plus de 60 % du processus de fabrication.
Près de la moitié (48 %) ont recours à des robots fixes, généralement installés de manière permanente et fonctionnant de manière automatique dans des zones fermées ou délimitées, sans contact direct avec les humains. Presque autant (42 %) utilisent des robots mobiles, tels que des plateformes autonomes ou des manipulateurs mobiles. Il s’agit de robots roulants ou marcheurs équipés d’un bras préhenseur supplémentaire. 8% ont même déjà investi dans un robot humanoïde, c’est-à-dire un robot dont la morphologie et les mouvements s’inspirent de ceux d’un être humain. Par ailleurs, 38 % utilisent déjà des modèles plus petits et plus légers, tels que des cobots ou d’autres bras robotiques. Ces derniers peuvent être déployés de manière flexible et sont souvent spécialement conçus pour travailler aux côtés des humains.
La plupart des entreprises estiment que cette situation va évoluer avec des projets d’investissement qui témoignent du vif intérêt des PME pour la robotique.
Ces dernières années, le budget consacré aux investissements en robotique a déjà augmenté dans une entreprise sur deux (50 %), et pour 13 %, cette augmentation a même été significative.
La plupart (31 %) prévoient d’acheter un robot mobile
Près d’un tiers (29%) envisagent d’acquérir des cobots au cours des deux prochaines années
27% % prévoient d’investir dans des robots stationnaires
Une entreprise sur cinq (20 %) souhaiterait acquérir un robot humanoïde au cours des deux prochaines années.
Pour faciliter davantage les investissements dans la robotique, les entreprises souhaitent avant tout des modèles plus abordables (37 %), de nouvelles avancées techniques en matière de matériel informatique qui élargissent les capacités des robots (24 %), une programmation plus simple (22 %), et un accès plus facile au financement (21 %). Les nouvelles technologies élargissent les domaines d’application La plupart des PME ont recours à des robots lorsque les étapes de travail sont particulièrement exigeantes sur le plan répétitives (54 %) ou physique (43 %). Le plus souvent, ceux-ci effectuent diverses tâches plus spécialisées notamment :
La découpe (36%)
L’assemblage (assemblage sous pression, collage, étanchéification, sertissage au rouleau) (31%)
Le soudage (28%)
A contrario, les usines allemandes les utilisent principalement pour des tâches de préhension et de placement (46 % contre 18% en France). Cette technologie est à la peine en France puisque 30% des PME françaises souhaiteraient une amélioration de la reconnaissance des objets et de la localisation. Les robots humanoïdes, qui ne sont actuellement utilisés que rarement, sont destinés à assister les humains dans des tâches physiquement exigeantes (50 %) ou pour améliorer la sécurité au travail en réduisant l’exposition des personnes à des tâches à risque (40%). Deux technologies ont le plus aidé les entreprises ces dernières années à rendre leur utilisation des robots encore plus efficace :
L’amélioration de la technologie des capteurs, qui permet aux robots de mieux percevoir leur environnement (également 37 %)
Des logiciels plus puissants qui permettent aux robots d’effectuer des tâches plus complexes (33 %), telles que le contrôle de bras robotiques dotés de plus d’articulations et pouvant se déplacer dans différentes directions.
Parmi les autres technologies utiles, on peut citer l’utilisation de l’IA, qui permet aux robots d’effectuer des tâches encore plus complexes (32 %), et des capteurs qui confèrent aux robots un sens du toucher encore plus précis (31 %).