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Dossiers

Eurotech nous accompagne dans la quatrième révolution industrielle, l’usine du futur et l’Industrie 4.0

Publication: Octobre 2015

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Nous avons souhaité interroger Isabelle Jarniou, Directeur Général d’Eurotech France...
 

- Alain MILARD :

Eurotech, dont la maison mère est basée en Italie, possède des bureaux en France, près de Lyon. Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à vous implanter en France ? L’êtes-vous dans d’autres pays ? Si non, pourquoi avoir choisi la France plutôt que d’autres pays tels que l’Allemagne ou l’Angleterre ?

- Isabelle Jarniou :

Le Groupe Eurotech est présent en Europe avec des entités en France, Angleterre et Italie mais aussi en Allemagne via un distributeur et partenaire technique. Nous sommes également aux US, au Japon et en Chine. L’entité française que je dirige a rejoint le Groupe en 2004 et la France aujourd’hui se distingue particulièrement en termes d’innovations technologiques autour de l’Internet des Objets. John Chambers, l’ex PDG de CISCO a d’ailleurs dit récemment : « France is the next big thing ». La dynamique du pays, largement remarquée lors du dernier CES à Las Vegas, montre l’énorme potentiel du marché de l’IoT et la capacité des entreprises françaises à y répondre.

Quatrième révolution industrielle, Usine du futur, Industrie 4.0, Web 3.0 les termes relatifs à l’IoT ou l’IIoT (pour Industrial Internet of Things) ne manquent pas. Le sujet inonde la presse spécialisée mais aussi la presse généraliste, on pourrait parfois penser que tout est déjà fait et que le futur est là. En réalité, le marché est tout juste mature, nous ne sommes qu’au début d’une ère révolutionnaire de premier ordre.

- Alain MILARD :

Vous dites que le marché est tout juste mature, pourquoi  ?

- Isabelle Jarniou :

Les dernières années ont surtout été passées à « évangéliser » les acteurs ou utilisateurs potentiels des diverses industries et à imaginer le champ des possibles. De cet immense brainstorming collectif en sont ressortis des milliers d’idées d’applications, d’usages et de vraies réalisations, mais en parallèle, plus concrètement : contraintes diverses (normatives, applicatives, budgétaires…), peurs (sécurité, changements), ROI difficile à appréhender, manque de compétences en entreprise, impossibilités ou limites technologiques… un par un, ces points ont été résolus grâce à de toutes nouvelles technologies, de nouveaux standards ou protocoles, de nouvelles offres de services mieux adaptées, de nouveaux business modèles imaginés… jusqu’à de nouveaux métiers, et au final une meilleure compréhension globale des solutions proposées.

- Alain MILARD :

Pouvez-vous nous donner quelques exemples concrets de ces nouveautés en termes de technologies, protocoles ou métiers ?

- Isabelle Jarniou :

Concernant les nouvelles solutions technologiques : prenons par exemple le cas du transfert des données. Il y a encore trois ans pour un objet autonome isolé (loin de tout réseau filaire) seule une connexion GSM/GPRS était possible. Or, la consommation en énergie et le coût des communications étaient souvent rédhibitoires. Aujourd’hui, deux nouveaux réseaux cellulaires strictement dédiés aux objets connectés répondent à ce besoin : Sigfox et LoRaTM (très bas débits, très faible consommation). Tout juste né, le réseau LoRaTM devrait être déployé par de grands acteurs Telecom cherchant à concurrencer Sigfox qui, de son coté, continue à étendre les zones de couverture dans le monde. Ces deux nouveaux principaux réseaux, concurrents mais pas toujours, offrent donc une alternative aux connexions cellulaires actuelles plutôt adaptées aux applications gourmandes en transfert de data et dont la bidirectionnalité est essentielle (pour du VPN par exemple). Si certains grands opérateurs semblent s’intéresser à la technologie LoRaTM , les évolutions parallèles du LTE (le LTE-M pour LTE Machine to Machine par exemple) et la 5G future pourraient bien rebattre les cartes… la question de la consommation résolue, le LTE-M a toute sa place dans la compétition pour la connexion des futurs milliards d’objets…

En attendant, d’importantes avancées en termes d’offres et de services voient le jour coté cellulaire (2G/3G/LTE- 4G) : hormis les divisions M2M des opérateurs historiques, la société française Matooma par exemple, s’est positionnée dès 2012 sur le créneau de la SIM dédiée aux applications M2M/IoT : multi-opérateurs, couverture nationale, européenne ou mondiale, avec un service de gestion, activation, abonnement et consommation via leur plateforme. Le tout avec un niveau de service, une réactivité et une adaptabilité que les plus grands devraient imiter. Le modèle économique a également changé : les objets peuvent maintenant partager un pool de data et ainsi mutualiser les besoins. Ce nouveau modèle permet de réduire considérablement les coûts liés à la connexion cellulaire des applications IoT et offre une bonne parade contre les conséquences d’une éventuelle surconsommation occasionnelle. »….

Côté logiciel : La contrainte « consommation d’énergie  » et optimisation des coûts a indirectement fait émerger un besoin de protocoles moins gourmands en ressources et en data… il a fallu ainsi trouver des alternatives à HTTP. Citons MQTT par exemple (Message Queuing Telemetry Transport), non récent mais largement adopté dans la sphère IoT. Il est devenu un des standards de l’Internet des objets. Plus récent, CoAP (Constrained Application Protocol) est un « traducteur » HTTP dont l’empreinte est réduite. Ces deux protocoles sont particulièrement adaptés à l’Internet des objets, HTTP étant bien trop gourmand en terme de ressources et de data. D’autres protocoles comme OM2M ou LWM2M (Light Weight M2M) ont vu le jour, leurs noms parlent d’euxmêmes… On l’aura compris, la data est au centre de tout. On doit la récolter, la transporter, la sécuriser, l’analyser… pour au final la valoriser… alors voici l’arrivée des Chief Data officers (CDO), Data Analysts, Data Scientists… ces nouveaux métiers indispensables à la réussite de cette révolution industrielle qui débute.

- Alain MILARD :

Un écosystème actif s’est constitué ces dernières années autour du thème de l’Internet des Objets, mais il semble que l’on parle surtout des start-ups ?

- Isabelle Jarniou :

Il faut avouer que ce ne sont pas les grands acteurs habituels qui ont innové et cru dans l’IoT les premiers ! Chez Eurotech par exemple, de notre écosystème historique (électronique embarquée) nous étions les premiers à proposer une plateforme IoT à nos clients il y a plus de cinq ans, nos concurrents s’y mettent à peine... Les start-ups elles, sont rapides, agiles et certaines idées ou produits B2C se sont révélés de vrais succès en des temps records… le business B2C ne répondant pas à la même échelle de temps que dans l’industrie… on ne peut pas encore parler d’explosion dans le B2B car nous n’en sommes qu’au début. On parle alors surtout du succès des start-ups et de leurs levées de fonds… mais les sociétés développant leurs projets sur fonds propres n’en sont pas moins talentueuses…

La communication qui entoure les start-ups où les nouveaux acteurs de notre écosystème me surprends d’ailleurs souvent… on ne parle presque que du montant des fonds levés. Qui aura la plus grosse levée de fonds ?... passent trop souvent au second plan, l’innovation, la technologie, le modèle économique ou la rupture que proposent ces sociétés.

- Alain MILARD :

Vous dites qu’Eurotech s’est lancé il y a plus de cinq ans dans l’IoT. Comment avez-vous compris que l’IoT serait à l’origine d’un boom industriel aussi important ?

- Isabelle Jarniou :

C’est vrai, Eurotech a été moteur depuis les prémisses de l’IoT, peut-être parce que l’IoT est tout simplement la métamorphose du M2M, résultat des évolutions technologiques et numériques récentes. Spécialistes du M2M, nous étions donc en première ligne pour comprendre et surtout imaginer les besoins futurs des industries et les portes que les nouvelles technologiques pouvaient ouvrir…

- Alain MILARD :

Lorsque l’on parle de l’Internet des Objets on pense souvent, montre ou balance connectée, thermostat connecté, gadgets divers. Pourtant ça n’a rien à voir avec les activités d’Eurotech ?

- Isabelle Jarniou :

Beaucoup de buzz est fait autour du B2C, or l’Internet des objets concerne aussi bien la lampe ou la montre connectée que le réseau de capteurs installé sur une chaîne de production. Ce dernier permettant de mesurer multiples données pour des besoins de productivité, de prise de décision, de maintenance, de traçabilité… c’est comme si nous mettions dans la même catégorie un pétard du 14 juillet et un missile air-sol ! Explosifs tous les deux…

Plusieurs analystes prévoient que dans les années à venir, l’Internet Industriel des Objets (IIoT) générera deux fois plus de revenus que le marché grand public. Pas si étonnant. Alors que le B2C est un marché très lié à la tendance et à la mode et que ses produits évoluent rapidement reléguant les versions précédentes au placard (ou à la poubelle) …, le B2B est tout l’inverse. Pour optimiser le ROI (retour sur investissement) les clients ont besoin de pérennité, fiabilité, sécurité et performance ! Le modèle économique B2B s’inscrit sur le long terme et demande une capacité d’évolution et d’adaptation dans le temps.

Eurotech se positionne clairement sur ce créneau, offrant à ses clients le bénéfice de ses 20 ans d’expérience dans le M2M où pérennité, fiabilité et performance sont les maîtres-mots.

- Alain MILARD :

J’ai lu il y a peu, qu’Eurotech avait été primée pour sa stratégie ?

- Isabelle Jarniou :

Oui en effet, une belle illustration de ce positionnement stratégique est le prix prestigieux que Frost&Sullivan vient d’attribuer à Eurotech. Cabinet de conseil en stratégie de croissance basé à Londres, Frost&Sullivan a décerné à notre Groupe le prix 2015 de « la meilleure stratégie de ligne produit » pour récompenser son offre permettant toute application dédiée « Cloud et M2M/IoT  » en Europe.

Lors de l’annonce de l’attribution du prix, Frost&Sullivan a déclaré : "Bénéficiant de plus de 20 ans d’expérience, Eurotech a construit une plate-forme M2M extrêmement performante facilitant l’interconnexion d’équipements embarqués et offrant un large éventail de solutions. Toutes les solutions M2M d’Eurotech intègrent matériel, logiciel et services, et permettent un retour sur investissement particulièrement performant (ROI) ". Ajoutant, "La flexibilité optimale surpasse les attentes des clients et se présente comme une option cruciale parfaitement adaptée à ce marché très concurrentiel. Avec sa forte performance globale, Eurotech remporte le prix 2015 de la « meilleure stratégie de Ligne Produit » de Frost&Sullivan ".

- Alain MILARD :

Cette offre IoT end-to-end représente une évolution peu banale pour votre entreprise, comment Eurotech France est impactée ?

- Isabelle Jarniou :

Beaucoup de choses ont changé et ce n’est que le début. Les entreprises que nous rencontrons ne sont plus les mêmes qu’hier : l’IoT offre tellement de possibilités, dans tous les secteurs, que nous ne nous limitons plus au Transport et à l’Industrie. Nos interlocuteurs viennent de champs d’activités aussi différents que peuvent l’être le secteur agricole, le secteur de l’hygiène, du bâtiment (intelligent), de la santé, de l’environnement et même du commerce. Tout cela est nouveau, extrêmement enrichissant mais nous amène à adresser des problématiques très différentes pour chacun de ces secteurs (de la consommation d’énergie, aux protections anti-vandalisme en passant par des règlementations toujours différentes…).

Ensuite, la dimension Logicielle/Reseau/Cloud étant plus présente dans nos projets, nous avons naturellement modifié notre process de vente, plus technique. Tout commence par un test de notre solution (gratuitement c’est possible via le projet Kura de la fondation Eclipse) et c’est souvent lors de cette phase test que le projet du client murit. Lors de la découverte de notre plateforme et de ses fonctionnalités, les idées fusent et les cahiers des charges évoluent… Les projets IoT demandent un effort important de support client. Support et accompagnement sont nécessaires, certaines missions peuvent alors devenir des prestations de consulting, nouvelle offre de services mise en place par Eurotech en 2015.

Autre mutation pour Eurotech France : « vers le logiciel  » Il y a quelques années encore, le hardware était roi et le software dans l’ombre. Ce dernier a aujourd’hui ravi la couronne, reléguant le hardware au « simple » rôle de transport des biens précieux que sont les données… L’évolution toujours plus rapide des processeurs et autres composants a été paliée par la virtualisation logicielle du matériel (Java Virtual Machine par exemple). Virtualisé, le matériel peut donc être simulé, les applications devenant alors indépendantes du matériel utilisé. Plus question de devoir recoder, modifier et revalider les applications à chaque évolution hardware… les plus anciens dans le métier apprécieront !

Conséquence directe de cette évolution, les compétences Eurotech se tournent dorénavant plus volontiers vers le logiciel, le réseau, le développement Java, les applications Web…

- Alain MILARD :

L’écosystème de l’Internet des objets est en ébullition : qu’en est-il des clients ?

- Isabelle Jarniou :

Certainement grâce aux congrès, salons, articles, conférences qui se sont multipliés sur le sujet ces dernières années, la mentalité des clients a changé, les résistances et réticences se font moins fortes … nous sommes maintenant sollicités, identifiés comme acteur majeur et même précurseur dans l’écosystème des entreprises qui comptent dans l’IoT. Les entreprises avec qui nous avons commencé à collaborer considèrent l’Internet des objets comme un fort moyen d’innovation, très puissant et rapide. Notre maîtrise globale de la chaîne de construcinterieur tion d’une application Internet des objets et les technologies que nous mettons à disposition de nos clients, leur offre un Time-To-Market imbattable !

- Alain MILARD :

Il y a une réelle bataille de l’innovation. Comment se passe la collaboration avec vos clients lorsque vous êtes amenés à les aider techniquement dans le développement et la mise en place d’un produit ou un service innovant  ?

- Isabelle Jarniou :

Je fais souvent remarquer que depuis la prise de conscience du pouvoir qu’offre l’Internet des objets en termes d’innovation, nous battons des records en nombre de NDA signés (Non-Disclosure Agreement). Alors que les années précédentes nous ne signions qu’un à deux accords par an, nous en signons quelques fois plusieurs en une semaine, et parfois même avant le premier rendez-vous ! Cet indicateur est révélateur à plusieurs titres : nous sommes identifiés comme partenaire sérieux potentiel et surtout, les projets de nos clients, par leur caractère innovant, doivent rester confidentiels le plus longtemps possible.

Les entreprises ont bien compris que l’amélioration de leur compétitivité ou la victoire de la compétition face à la concurrence, peut passer par l’innovation possible grâce à l’Internet des objets. Elles décident très souvent de ne faire aucune communication sur leurs projets, leurs axes de recherches, leurs idées et cachent parfois même l’identité de leurs partenaires et fournisseurs potentiels ! Il faut souvent attendre de nombreux mois avant de pouvoir annoncer une belle collaboration comme celle que nous venons de publier fièrement : Ariston Thermo Group a choisi Eurotech et sa Plateforme EC pour leur projet M2M/IoT qui consiste évidemment à connecter et contrôler à distance leurs chaudières… mais rien de plus ne sera révélé…

- Alain MILARD :

Sur quel type de projets IoT travaille Eurotech ?

- Isabelle Jarniou :

Nombreux projets tournent autour de la connexion de machines industrielles ou d’équipement vendus et installés dans le monde entier. La remontée d’informations sur les machines permet bien évidemment la localisation, la gestion de la maintenance (action, prévention, prédiction) mais aussi des consommables, les taux d’utilisation, le taux de disponibilité, la rentabilité…

Nouveau : certains projets concernent la connexion de systèmes tiers à notre Plateforme EveryWare Cloud via le portage de notre framework ESF sur le matériel du client… le hardware n’est plus notre unique raison d’être. Sinon, dans le domaine du transport, pour plusieurs clients, nous équipons des bus ou autocars de divers capteurs reliés à une passerelle 3G qui publie leurs données sur notre plateforme EC et alimente la Web application client.

Ces solutions sont entièrement indépendantes de toutes infrastructures matérielles et donc particulièrement adaptées aux marchés des pays émergents qui se modernisent. Nous avons à ce titre un partenaire officiel au Gabon qui prend en charge et suit les divers projets initiés en Afrique et au Maghreb. Historiquement fournisseur M2M de matériel dans les domaines du transport, du ferroviaire et de l’Industrie, notre offre end-to-end (matériel et/ou plateforme) dédiée aux applications IoT (IIoT) s’adresse aujourd’hui aux autres secteurs du marché, comme le commerce, le bâtiment intelligent, le médical, l’environnement et même le smart farming. Notre collaboration avec Ariston Thermo Group en est un exemple et nous en avons d’autres en cours …

- Alain MILARD :

Malgré l’engouement notable actuel, quel est le frein majeur qui bloque encore l’adoption massive des solutions IoT ?

- Isabelle Jarniou :

LA SECURITE évidemment ! Les buzz quotidiens concernant les failles de sécurité de tel ou tel produit (pas toujours avérées d’ailleurs, mais le mal est fait) ne font que renforcer les craintes et conforter les clients les plus frileux. Mais peu importe, c’est notre point fort ! Pour Eurotech, le niveau de sécurité que propose EveryWare Device Cloud est un réel atout. Consciente depuis toujours que la sécurité est LA caractéristique fondamentale de toute solution IoT, Eurotech a toujours mis cette composante au coeur du projet : la « sécurité par le design » et notre collaboration étroite avec des experts de renommée mondiale sur le sujet sont les clés du haut niveau de sécurité atteint. Une communication importante sur le sujet sera d’ailleurs bientôt faite par le Groupe mais pour le moment… NDA !

- Alain MILARD :

Le caractère très technologique du monde de l’IoT et son expansion rapide ont fait naitre divers écosystèmes utilisant des standards différents et certains disent qu’il faut normaliser. Quel est votre avis sur ce sujet ?

- Isabelle Jarniou :

Peut-on réellement standardiser l’Internet des objets ? Je pense que non car l’Internet des Objets n’est pas UNE technologie mais la combinaison d’une multitude de technologies et protocoles… Derrière les nombreux projets de normalisation par des consortiums ou organismes de normalisation (ESTI, ISO, IEEE, IETF, ITU-T , oneM2M…) , il y a un objectif commun à tous : l’Interopérabilité et la sécurité des solutions. En effet, l’avenir de l’IoT passera par l’interopérabilité des solutions ou ne passera pas. Les objets communicants, qu’ils soient industriels, dans la maison, ou dans la poche doivent pouvoir communiquer avec différentes plateformes, applications et même d’autres objets. Toute solution tentant de verrouiller le client dans son seul écosystème court à sa perte…

EveryWare Device Cloud offre justement cette interopérabilité si nécessaire. Nos dispositifs électroniques appelés passerelles (ou gateways) offrent cette interopérabilité tant Physique que logique. Depuis près de 8 ans le Framework ESF développé par Eurotech et disponible dans la communauté open source de la Fondation Eclipse (sous le nom de projet Kura), rend simple et pratique cette interopérabilité. En faisant ainsi le choix de l’ouverture, les industriels pérennisent leur choix et protègent leur investissement en utilisant un produit robuste et constamment amélioré par la communauté. Pour aller de l’avant (ceux qui attendent une norme risquent de rater le train), il est important de s’entourer d’experts, de spécialistes qui aiguillent les entreprises vers les technologies adaptées, robustes, pérennes et douées d’Interopérabilité... Il faut construire avec le client la chaine complète de l’application et les aider à créer leurs nouveaux business models. C’est dans cette optique qu’Eurotech a lancé, en 2015, une offre de consulting  : les entreprises ont besoin de se faire accompagner pour assurer le succès total de leurs projets. N’oublions pas qu’au-delà de la rupture technologique qu’offre l’IoT, c’est la rupture du modèle économique qui créera la valeur et engendrera des revenus !

- Alain MILARD :

En 2020 il y aura entre 50 et 80 milliards d’objets connectés. Ces prévisions sont enivrantes. Qu’en pensez vous ?

- Isabelle Jarniou :

Ces chiffres nous font souvent sourire, nous, acteurs de l’IoT car de quoi parle-t-on réellement ? Peut-on décemment mettre dans le même sac une cocotte et un train d’atterrissage connecté ? un scanner médical, un thermostat, une turbine d’éolienne, un lampadaire, des capteurs de pollution, des compteurs de personnes,… une valise, un polo, une voiture, une vache laitière et même nous les humains ? 2020 c’est demain alors c’est maintenant qu’il faut prendre le train de l’IoT pour rester dans la course de la compétitivité ou de l’innovation. L’IoT est une réelle chance de création de nouvelle valeur pour les entreprises et nécessite souvent peu d’investissement justement par son modèle technologique ouvert.

L’IIoT (Industrial Internet of Things) est certainement l’un des plus porteurs des marchés de l’IoT alors ne nous laissons pas aveugler par les paillettes ou la superficialité de certaines applications B2C. L’IoT n’est ni une mode ni un mirage pour les divers secteurs industriels. EUROTECH accompagne ses clients dans cette démarche : du consulting simple, à la réalisation complète d’un projet, notre expertise est une réalité fondée sur nos années d’expérience et nos doubles compétences Hardware/Software. Venez nous rencontrer sur ENOVA Paris en Septembre ou à Lyon !

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