Classiq, spécialiste du développement de logiciels quantiques, annonce aujourd’hui le lancement de Classiq 1.0, une évolution majeure de sa plateforme. Cette nouvelle version introduit des améliorations visant à offrir une base robuste et prête pour la production aux équipes qui conçoivent, valident et déploient des logiciels quantiques dans des environnements réels.
Pendant longtemps, les avancées quantiques ont été mesurées en qubits, aux publications et aux démonstrations. Aujourd’hui, alors que les entreprises passent de l’expérimentation à l’ingénierie concrète, le vrai défi est de transformer ces progrès en workflows logiciels fiables et capables d’accompagner les équipes sur le long terme. Jusqu’à présent, les difficultés portaient surtout sur la correction d’erreurs, la reproductibilité, la maîtrise des coûts et l’adaptation à l’évolution rapide du matériel.
Classiq 1.0 s’adresse aux équipes R&D quantiques en entreprise, aux concepteurs d’algorithmes, aux chercheurs et aux ingénieurs qui doivent relier la logique et les contraintes classiques aux modèles quantiques, et l’appliquer tout au long de l’optimisation et de l’exécution.
« Avec Classiq 1.0, nous voulons traiter le logiciel quantique comme une véritable discipline d’ingénierie », explique Nir Minerbi, CEO et cofondateur de Classiq. « Les équipes ont besoin d’une base solide sur laquelle s’appuyer, où la correction est assurée par défaut et où le passage de la formulation du problème à l’exécution se fait sans rupture. Cette version regroupe l’ensemble de nos briques dans un cadre prêt pour la production, conçu pour le développement quantique à long terme. »
Classiq 1.0 consolide les progrès réalisés lors des derniers cycles de développement, notamment sur l’expressivité du langage, la fiabilité du compilateur, l’exécution, la visualisation et l’expérience développeur. Cette nouvelle version intègre aussi des recommandations basées sur l’IA pour aider à traduire l’intention en modèles quantiques corrects et optimisés, tout en conservant des flux de travail explicites et vérifiables.
Correction garantie dès la conception
L’uncomputation est activée par défaut, les variables locales sont automatiquement nettoyées, et toute violation de correction est signalée comme une erreur bloquante à corriger avant l’exécution.
Expressivité étendue dans Qmod
La mise à jour introduit des variables locales classiques, des conditions évaluées à l’exécution et des mesures en cours de circuit. Elle apporte aussi des sémantiques d’assignation plus riches (tableaux, mises à jour in situ) et des primitives arithmétiques modulaires intégrées. Classiq 1.0 prend également en charge les fonctions quantiques génératives avec un contrôle de flux Python familier, ainsi que la conversion bidirectionnelle entre Qmod et QASM pour l’interopérabilité.
Visibilité et débogage approfondis
La nouvelle version offre une meilleure visibilité sur la structure des modèles et le flux de contrôle, avec des vues permettant d’inspecter comment la logique de haut niveau est traduite en programmes quantiques générés, et comment les données et l’état évoluent pendant l’exécution.
Exécution adaptée au matériel sur simulateurs et QPU
Les modèles s’adaptent aux contraintes des backends tout en préservant l’intention logique. L’exécution et l’itération sont intégrées au flux de développement, avec suivi des coûts et support de la simulation GPU et des déploiements HPC.
« Les équipes qui développent des programmes quantiques ont besoin d’outils fiables, capables de simplifier les transferts délicats et de rendre les programmes complexes plus faciles à comprendre, déboguer et maintenir », explique Lior Gazit,VP Produit chez Classiq. « Avec la version 1.0, nous avons surtout travaillé sur la correction intégrée à la plateforme, sur une couche de modélisation et de programmation qui reflète vraiment la structure des problèmes, et sur une expérience de développement qui combine exécution, analyse et transparence au fur et à mesure que les équipes font évoluer leurs projets. »