
Du raisonnement expérimental à l’urbanisme fondé sur les données, le podcast examine comment la technologie peut mieux soutenir les individus, le travail et les communautés
Le podcast Top Tech Voices de Farnell poursuit sa saison avec deux nouveaux épisodes mettant en vedette la neuroscientifique et fondatrice, la Dre Anne-Laure Le Cunff, ainsi que l’architecte et professeur au MIT Carlo Ratti.
S’appuyant sur les neurosciences et sur son travail auprès de travailleurs du savoir à l’échelle mondiale, elle remet en question les idées traditionnelles de réussite fondées sur la planification linéaire et le contrôle. Elle préconise plutôt un état d’esprit expérimental, consistant à considérer les décisions comme de petites hypothèses testables plutôt que comme des engagements figés.
Au cœur de la discussion figure le concept de « micro-expériences » : des actions simples et répétables qui permettent de tester des idées, de recueillir des retours et d’itérer dans le temps. Plutôt que de s’appuyer sur la volonté ou sur des changements à grande échelle, cette approche met l’accent sur la construction d’habitudes durables grâce à un apprentissage continu.
La Dre Le Cunff souligne l’importance de prêter attention non seulement aux résultats externes, mais aussi aux signaux internes tels que l’énergie, la motivation et les réactions émotionnelles. Elle insiste également sur le rôle de la culture d’entreprise, affirmant que les environnements qui encouragent la curiosité, l’ouverture et l’expérimentation facilitent l’adaptation et la réussite des individus.
L’épisode aborde aussi le rôle de l’IA en tant que partenaire de réflexion, un outil capable de faire émerger des schémas et des enseignements, plutôt que de remplacer le jugement humain.
S’appuyant sur des projets et des recherches menés à l’échelle mondiale, Carlo Ratti examine comment les villes peuvent s’adapter à des défis tels que le changement climatique, la croissance de la population et l’évolution des modes de déplacement. De la réduction des risques d’inondation à Venise à l’utilisation de données en temps réel dans la planification urbaine, l’échange met en lumière la manière dont des systèmes « cyber-physiques » peuvent réagir de façon dynamique aux conditions locales.
L’un des thèmes clés concerne le rôle des données dans la prise de décision. Carlo Ratti affirme que les villes peuvent exploiter des informations en temps réel pour identifier les domaines où des interventions sont les plus nécessaires, qu’il s’agisse d’espaces verts ou d’infrastructures. Il souligne toutefois que cela doit s’accompagner de principes solides en matière de protection de la vie privée et de confiance, notamment l’anonymisation et la transparence quant à la collecte et à l’utilisation des données.
L’épisode examine également comment la technologie peut à la fois soutenir et perturber la vie publique. Si les outils numériques offrent de nouvelles façons de comprendre et de gérer les villes, ils peuvent aussi réduire les interactions spontanées et les liens communautaires. Par conséquent, Carlo Ratti soutient que l’espace public doit être conçu et préservé de manière intentionnelle comme un pilier de la vie urbaine.
« Ce qui ressort de ces échanges, c’est que le progrès découle souvent de changements modestes, mais réfléchis, qu’il s’agisse d’expérimenter de nouvelles façons de travailler ou de repenser la manière dont les villes réagissent aux conditions réelles », a déclaré Rebeca Obregon, présidente de Farnell Global. « La technologie joue un rôle dans les deux, mais sa valeur réside dans la manière dont elle est appliquée dans son contexte, en soutenant de meilleures décisions, de meilleurs environnements et, en fin de compte, de meilleurs résultats pour les individus. »
Tous les épisodes de Top Tech Voices sont désormais disponibles en streaming. Les auditeurs peuvent regarder et s’abonner via la chaîne YouTube de Farnell ou sur Spotify.